CORRIGER


CORRIGER
v. tr.

Rectifier, améliorer conformément à une règle, à des règles. Il se dit en parlant des Personnes et des choses. Elle n’a qu’un défaut, mais il sera fort difficile de l’en corriger. Corrigez cette humeur violente. Corriger les abus. Malgré les leçons de l’expérience, nous nous corrigeons rarement de nos défauts. Ce jeune homme commence à se corriger. Il m’a envoyé son livre, son poème pour le corriger. Corriger les fautes, les défauts d’un ouvrage. édition revue et corrigée.

Il signifie spécialement, en termes d’Imprimerie, Indiquer par des signes les corrections à faire sur une épreuve. Corriger un placard, une mise en pages.

Il signifie aussi figurément Réparer. Corriger l’injustice du sort.

Corriger la fortune, se dit d’un Joueur qui triche avec adresse.

En termes de Marine, Corriger la route d’un bâtiment en pleine mer, Rectifier par l’observation les erreurs provenant de la dérive ou de la variation de la boussole.

Il signifie encore Réprimander, châtier, punir en vue d’améliorer le caractère, les habitudes. Le père corrige ses enfants. Il a besoin d’être corrigé. Corriger un chien. Corriger un cheval.

Il se prend aussi pour Tempérer ; et alors il se dit surtout en parlant des Aliments, des remèdes et des humeurs. Il faut corriger la crudité de l’eau avec un peu de vin. L’acidité du citron se corrige par le sucre. Corriger l’âcreté du sang.

Le participe passé CORRIGÉ se dit comme nom masculin, dans les collèges, de la Composition donnée en exemple par le professeur sur un devoir que les écoliers ont fait eux-mêmes. Le corrigé d’un thème, d’une version latine, d’une composition française, d’une pièce de vers latins. Un recueil de corrigés. Faire son devoir d’après un corrigé.

L'Academie francaise. 1935.